| Retour sommaire |
Les Bois d'Arros-de-Nay forment un territoire d'une superficie qui représente un peu plus de trois cent hectares (316 hectares en 1998 – notice cadastrale) soit un peu moins d'un quart de la surface totale de la commune.
Partout dans le monde, bois et forêts subissent de sévères coupes pour alimenter la filière bois. Le bois est utilisé pour la production d'énergie, l'industrie du meuble, et les besoins en matériaux de construction, etc...
La croissance démographique en constante hausse à l'échelle mondiale génère des besoins de plus en plus importants.
Les modes de vie ruraux ont considérablement changé. Des lotissements ont été construits, les routes ont été élargies, le trafic s'est intensifié et les besoins financiers des petites communes ont augmenté avec le développement de nouvelles infrastructures.
La commune d'Arros-de-Nay dispose de grands espaces boisés. La sylviculture et la vente de billes de bois constituent depuis longtemps une ressource locale. Pour financer des réalisations de plus en plus coûteuses, la municipalité d'Arros-de-Nay réalise des ventes de bois. De parcelle en parcelle les coupes s'accélèrent à un rythme qui perturbe l'écosystème local. C'est ainsi que les beaux arbres de la commune d'Arros-de-Nay disparaissent les uns aprés les autres et que le patrimoine forestier perd de sa substance. Des zones entières ont été endommagées.

La commune d'Arros-de-Nay a délégué la gestion de ses principaux bois communaux (classés) à L'ONF. Dans ce protocole l'ONF propose des coupes de bois, gère les marchés et supervise les opérations d'abattage. Toutefois, c'est à la municipalité et non a l'ONF que revient la décision d'accepter ou de refuser de réaliser les ventes et les coupes de bois.
La photographie de gauche montre le plus vieil arbre des bois communaux d'Arros-de-nay. Il faut entre 150 et 300 années pour qu'un bois se reconstitue dans tous ses élements, mais il faut beaucoup plus de temps pour qu'un arbre atteigne le niveau de croissance de cet arbre qui se trouve en bordure d'une berge dans la zone innondable du bois de bié. Il a échappé aux tronçonneuses et résisté aux ravages occasionnés par les tempêtes.
L'ONF s'occupe également de l'entretien des bois, du comptage, de l'identification, du signalement et de la plantation des zones à reboiser.
En contrepartie l'ONF perçoit une commission sur le montant des vente de bois. Ce partenariat intéréssé de part et d'autre peut inciter à procéder à des coupes de plus en plus fréquentes au détriment de la stabilisation de l'environnement et de la préservation de l'écosystème local. Il faut un minimum de 150 à 300 ans pour qu'un bois se reconstitue dans tous les élements qui le composent.

A Arros-de-Nay, l'exploitation forestière intensive risque d'avoir des conséquences dévastatrices. Elle prive la forêt de sa protection naturelle. Les secteurs déboisés et les corridors d'accés (crées pour le passage des engins de manutention et de transport) se transforment en couloirs d'érosion sensibles au vents. La forêt a besoin de conserver sa densité. L'épais matelas de racines fixe le sol (argileux sur fond de roche) et protège la forêt des tempêtes et du vent. Le déboisement fragilise le sol et diminue la resistance des autres arbres. Le broyage du sol endommage gravement le mycélium des espèces symbiotiques de champignons. Le mycélium en contact avec les racines des arbres leur apporte les élements minéraux indispensables à une bonne santé et favorise leur croissance.
Quelques exemples de champignons des bois d'Arros-de-Nay :
Avertissement important : La consommation de champignons peut provoquer des empoisonnements susceptibles de provoquer la mort. Certaines espèces qui étaient considerées comestibles, sont aujourd'hui reconnues pour être toxiques ou mortelles. De plus même les champignons supposés comestibles sont collecteurs de la pollution et de divers déchets du sol, notamment les métaux lourds et la radioactivité. D'autres champignons, tels ceux de la variété des helvelles (parfois consommées à tort car toxiques) contiennent des substances cancérogènes (la méthylhydrazine). Le tricholome équestre (bidaou) et le tricholome doré sont depuis quelques années considérés toxiques pour avoir povoqué des empoisonnements dans la région du sud-ouest de la France. Le bolet châtain (gyroporus castanéus) et une espèce voisine (gyroporus ammophilus) ont été mis en cause dans plusieurs cas d'intoxications. Avec les progrés de la recherche, d'autres substances toxiques seront découvertes. Certaines intoxications ne se révèlent parfois qu'aprés plusieurs années de consommation (effet d'accumulation des substances toxiques). Il n'est pas exclu que des champignons considérés comestibles puissent devenir toxiques par mutation. Pour la détermination des espèces dans leurs critères de comestibilité, il est conseillé de se procurer un livre spécialisé d'édition trés récente (attention certains ouvrages ne sont pas à jour) et de demander conseil auprés de spécialistes que l'on peut rencontrer au sein des associations de mycologie.
Pour ceux qui s'interessent aux champignons, nous citons quelques livres remarquables :
1) LES CHAMPIGNONS DE FRANCE - Guide encyclopédique (1751 espèces répertoriées et 3200 illustrations en couleurs) de Régis Courtecuisse et Bernard Duhem édité par Eclectis. (trés complet : un magnifique outil de détermination)
2) CHAMPIGNONS DE PROVENCE de Didier Borgarino et Christian Hurtado aux éditions Edisud. (un ouvrage de réference pour la détermination des espèces provençales et du sud de la France)
3) I BOLETIde Roberto Galli aux éditions Edinatura (Livre écrit en italien : la réference pour la détermination des bolets, grand format A4, illustré de photographies d'un réalisme exceptionnel)
D'autres champignons dit saprophytes (ou saprotrophes) participent à l'équilibre de l'écosystème grâce à leur pouvoir de décomposer les matières organiques non vivantes. Ils s'installent sur les souches, branches mortes, brindilles et feuilles tombées au sol. La décomposition des matières organiques forme une couche d'humus qui fertilise naturellement le sol. Cet effet de recyclage est renforcé par l'action des insectes qui se réfugient dans les bois morts pour s'y nourrir et reproduire.
Les lobbies du bois s'intéressent plus aux questions relatives à l'exploitation qu'aux considérations naturalistes. Ne serait-il pas préferable que la municipalité agisse en faveur d'un prélèvement raisonné plus respectueux de la nature et décide de protéger ses bois communaux.
L'ONF procède à un tri sélectif des esssences en fonction de l'age, de la maturité, de la valeur, et de l'état de santé des arbres. Dans la pratique ce sont parfois des parcelles presque entières qui sont dévastées avec pour toile de fond quelques arbres épargnés.

Les souches des arbres abattus sont laissées sur place et constituent un terrain favorable au développement des champignons parasites. Pour exemple l'armilaire de miel (armillaria mellea) et la collybie à pied en fuseau (collybia fusipes) sont responsables de la maladie du pourridié qui provoque le déperissement des tissus racinaires. La maladie se propage dans le sol par contact des racines et peut ainsi contaminer les arbres qui vivent à proximité. Comme tous les champignons, les espèces parasites se reproduisent en libérant des millions de spores qui au gré du vent se poseront sur des sujets sains, formeront de nouveaux mycéliums et se développeront sur les arbres les plus affaiblis. Quand les carpophores sont visibles au pied d'un arbre, ce dernier est déjà irrémédiablement atteint.
Dans une forêt, chaque espèce apporte sa contribution au fonctionnement de l'écosystème, de la plus petite fourmi aux chevreuils qu'il nous arrive encore de croiser, des plus petites espèces de champignons microscopiques aux bolets tant recherchés, de la plus petite fougère aux grands arbres majestueux qui ont eu la chance d'échapper aux dents de fer.
Les bois communaux et la chasse
Une association intercommunale
de chasse (AIC) regroupe des chasseurs des communes d'Arros-Nay,
Bourdettes et Nay. Les sorties de chasse et les battues
s'opèrent sur le territoire des communes d'Arros-de-Nay et
Bourdettes, dans les bois de Monderey, Langladure, bois de Bié,
ainsi que dans la plaine. La saison commence en septembre et se termine
en février.L'association
s'est fixée un objectif de
prélèvement raisonné et obsèrve les
recommandations de la Féderation de Chasse. Le droit de chasse
est
réglementé.
En 2008, l'AIC a prélevé
15 sangliers. Cela correspond à l'achat de 15 bracelets
auprès de la Féderation. Lorsque un animal est abattu, il
ne peut être transporté sans que les chasseurs lui posent
un bracelet. Les chasseurs
prélèvent
également certains oiseaux migrateurs non
protégés, des bécasses, des palombes et des
cailles. Le survol de nos contrées
semble être nettement moins abondant qu'autrefois, et le gibier
se
raréfie, on rencontre beaucoup moins de chevreuils qu'il y a encore
quelques années. Les raisons de ce dépeuplement
pourraient avoir un rapport avec l'urbanisation des hameaux,
l'exploitation forestière intensive et le fléau des
maladies. Des lachées de faisans sont organisées deux
fois par an et représentent environ une centaine de têtes.
Les chasseurs ont un code de déontologie. Ils ne chassent pas
les espèces en voie de disparition. Ils ne tirent pas le
lièvre, par contre la chasse de prédateurs tel que le
renard est possible. L'association veille au respect des régles
de chasse et surveille le territoire contre les actions de braconnage.
| Retour sommaire |